L’identité qui te contrôle (et celle qui te libère)
Vous est-il déjà arrivé de vous sentir attaqué, non pas physiquement, mais intérieurement ?
Comme si quelqu’un ne touchait pas simplement à ce que vous faites, mais à ce que vous êtes. À votre identité. À ce sur quoi vous vous appuyez pour exister, pour vous définir, pour être quelqu’un.
Il est fort probable que oui. Et c’est précisément de cela dont nous allons parler.
Imaginez une personne qui se définit comme forte, intouchable, dominante. Une personne qui a bâti toute son identité sur l’image de quelqu’un d’insurmontable, d’intimidant. Puis, un jour, quelqu’un de plus faible en apparence vient la confronter… et gagne.
Aux yeux des autres, ce n’est qu’une défaite. Mais pour cette personne, c’est bien plus que cela : c’est une mort. Une mort intérieure. La mort de l’image qu’elle avait d’elle-même.
Tout ce qu’elle croyait être, sa manière de parler, d’agir, de se projeter — s’effondre. Elle pensait inspirer le respect par la peur. Mais soudain, cette illusion disparaît. Et avec elle, son identité vacille.
Vous comprenez mieux maintenant ?
On le voit souvent dans le monde des combats — MMA, UFC, boxe. Les combattants ne cherchent pas seulement à gagner. Ils cherchent à être les plus forts au monde. Leur identité finit par se confondre avec leur statut.
Mais lorsqu’ils tombent, ce n’est pas seulement leur corps qui chute — c’est leur identité. Et cette chute peut être ressentie comme pire qu’une mort physique.
Mais cela ne concerne pas seulement la force.
un parent qui se définit comme irréprochable
une personne qui s’identifie à une orientation ou à un groupe
quelqu’un qui se voit comme généreux
ou même quelqu’un qui tire son identité d’un mode de vie, d’un statut ou d’un environnement
Nous avons tous une identité à laquelle nous nous attachons. Une identité qui nous donne le sentiment d’exister, d’avoir de la valeur, d’être quelqu’un.
Et parfois, cette identité nous pousse à agir :
à impressionner
à contrôler
à accumuler
à dominer
ou à fuir
Si l’on regarde cela d’un point de vue spirituel, une réalité plus profonde apparaît.
La Bible nous révèle que derrière ces identités, il peut y avoir des influences spirituelles. Des « esprits » qui façonnent nos pensées, nos réactions, nos comportements — au point de se faire passer pour nous-mêmes.
Ces influences peuvent s’installer à travers :
des blessures
la peur
la colère
le rejet
le manque
ou la culpabilité
Elles construisent une identité… mais une identité fragile, dépendante, instable.
« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. » — 1 Jean 3:1
Dieu propose une autre identité.
Non pas une identité basée sur nos performances, nos blessures ou notre image… mais une identité fondée sur son amour.
Par son Esprit, Dieu nous transforme :
dans notre manière de penser
de parler
d’aimer
de vivre
Ainsi, deux réalités s’opposent :
une identité façonnée par des influences qui nous asservissent
ou une identité donnée par Dieu, qui nous libère
Voici quelques exemples d’identités influencées par ces « esprits » :
dépression
manque d’estime de soi
peur
timidité
impudicité
jalousie
orgueil
égoïsme
rébellion
etc.
Ces influences donnent l’illusion d’exister, mais elles enferment.
Une personne dominée par la peur vivra dans l’évitement.
Une personne dominée par l’orgueil aura besoin de se prouver constamment.
Une personne dominée par le contrôle ne se sentira jamais en paix tant qu’elle ne maîtrise pas les autres.
Ces identités deviennent des prisons invisibles. (Jean 8:34)
Et le plus troublant, c’est qu’elles parlent avec notre voix. Elles pensent dans notre esprit. Elles nous semblent naturelles.
Mais la vérité, c’est qu’elles nous dominent.
C’est pourquoi la Bible affirme que l’être humain peut être esclave… intérieurement.
Et c’est là que Jésus-Christ intervient.
Il est venu non seulement pour pardonner, mais pour libérer. (Romains 8:15)
Libérer de ces influences qui nous enferment.
Libérer de ces identités construites sur le mensonge.
Et nous donner une nouvelle identité :
enfant de Dieu.
Une identité stable.
Une identité vivante.
Une identité libre.
Ainsi, nous ne sommes plus esclaves de ce qui nous contrôlait, (Jean 8:32) mais conduits par l’Esprit de Dieu, qui mène à la vie.
Amen.